Purge sur purge, l’exceptionnelle déroute des Wizards ?
- washingtonwizardsf
- 31 janv.
- 5 min de lecture
Nous en sommes à seize défaites de suite, et cela pour la deuxième fois de la saison ce qui n’est franchement pas reluisant pour notre effectif. Du coup, au regard du niveau de jeu proposé, on commence à se demander si nous reverrons une victoire cette saison tellement nous sommes nuls, il faut le dire. On va essayer d’expliquer cette « exceptionnelle » déroute !

Le bilan
Au moment d’écrire cet article, notre bilan de la saison s’élève à 6 victoires pour 41 défaites soit 12,8 % de victoires et la dernière place de la conférence Est et de la ligue. C’est très peu on ne va pas se le cacher. En revanche, ce n’est pas une surprise de voir une telle place au classement étant donné que nous sommes en phase de reconstruction et que nous devons passer par là pour étoffer et augmenter en niveau notre effectif. Cependant, le bilan est catastrophique sur un plan comptable. Nous avons 7,5 matchs de retard sur Charlotte (le 14ème de la conférence Est) mais également 5,5 matchs de retard sur le Jazz (le 29ème bilan de la ligue). Notre place de bonnet d’âne semble donc validée jusqu’à la fin de la saison surtout si nous continuons sur des performances aussi calamiteuses que les mois de novembre et janvier.
Récapitulatif mensuel du bilan des Washington Wizards |
Octobre : 2 victoires et 2 défaites |
Novembre : 0 victoire et 14 défaites |
Décembre : 3 victoires et 9 défaites |
Janvier : 1 victoire et 16 défaites |
L’effectif
Concernant l’effectif, ce dernier est jeune voire peut-être trop jeune pour espérer quoi que ce soit de mieux à ce niveau de la saison. La trade deadline ne changera surement pas cela étant donné que notre Front Office recherchera en priorité des assets de drafts plutôt que des joueurs capables de redresser la baraque dans les semaines à venir. Du coup, ça sera pire après le 6 février ? C’est en effet une possibilité. Pour autant, il est possible que nous arrivions à nous débarrasser de certains joueurs devenus de véritables boulets à notre cheville et freinant le développement de notre young core. De ce fait, on comprend facilement qu’aucune pépite de la ligue souhaite poser ses valises dans la capitale lors de cette trade deadline mais il se peut que nous réussissions d’ajouter des éléments intéressants dans notre dynamique de reconstruction en plus des tours de drafts potentiels.
L’état d’esprit
On parlait de boulets juste au-dessus, ça va de pair avec notre état d’esprit depuis plusieurs matchs maintenant ! Si nous nous penchons sur les écarts par match ça donne cela :
Adversaire | Ecart de points |
Lakers (30/01/2025) | 38 points |
Toronto (29/01/2025) | 24 points |
Dallas (27/01/2025) | 22 points |
Phoenix (25/01/2025) | 10 points |
Clippers (23/01/2025) | 17 points |
Lakers (21/01/2025) | 23 points |
Sacramento (19/01/2025) | 23 points |
Golden State (18/01/2025) | 8 points |
Il faut donc remonter au 18 janvier dernier pour voir une défaite avec un écart inférieur à 10 points face à Golden State donc. Ce qui devient un poil inquiétant, c’est que même face à des équipes dites « faibles » comme Toronto par exemple, l’écart est énorme et les blow-outs arrivent très tôt dans les rencontres (depuis plusieurs matchs avant même la mi-temps). De plus les sorties publiques de certains joueurs (coucou Kyle) ne sont évidemment pas étrangères à cette déroute depuis quelques matchs et on sent réellement que des fissures sont plus que jamais présentes dans le vestiaire. Il serait grand temps de faire du ménage et de laisser ce genre de fauteur de troubles loin de notre roster.

Les blessures
Alors on va être franc tout de suite, ce n’est pas la cause de notre déroute (ça serait trop facile de taper sur les absents). Mais il serait intéressant de revoir jouer une personne comme Saddiq Bey par exemple ou d’avoir un effectif complet au moins une fois dans la saison. On se rend vite compte que lorsque des joueurs manquent, le niveau de jeu baisse très vite et les restants ont du mal à tenir la dragée haute aux équipes adverses pendant 48 minutes.
Les records
Certes, ce bilan loin d’être réjouissant ne nous fait pas sauter au plafond mais dans notre malheur nous pouvons aller chercher des records. Des records de médiocrité mais des records quand même (c’est ça les Wizards aussi) ! Deux records peuvent être largement à notre portée, à savoir :
Le pire bilan de la franchise en une saison : record qui date de l’année dernière avec 15 victoires pour 67 défaites (18,3 % de victoires). Il faudrait donc que l’on gagne dix matchs pour ne pas aller chercher ce record sur les 35 matchs restants, c’est tout bonnement impossible. Cela ferait que nous passions à 28,5 % de victoires sur les rencontres restantes alors que nous sommes à 12,8 % de victoires depuis le début de la saison. Ce record nous tend les bras.
Le pire bilan NBA en une saison : ce record est détenu par les Charlotte Bobcats lors de la saison 2011-2012 avec un pourcentage de victoires de 10,6 %. Celui-ci risque d’être un peu plus compliqué à aller chercher étant donné qu’il faudrait que nous remportions un seul match au maximum sur les 35 restants pour glaner ce record. En effet, si nous terminons la saison avec 6 victoires notre bilan serait donc de 7,9 % de victoires et si nous terminons la saison avec 7 victoires notre bilan serait donc de 9,3 % de victoires. Mais si par malheur, nous obtenons 8 victoires, nous pourrons dire adieu à ce magnifique record car notre bilan serait de 10,8 % de victoires.
L’objectif
Le tank ! Clair, précis et défini notre objectif est là et pas ailleurs. Cooper Flagg en ligne de mire mais ce n’est évidemment pas le seul talent disponible lors de la prochaine cuvée (même s’il semble être un cran au-dessus des autres à ce jour). Lors de la prochaine lottery, il y a de fortes chances pour que nous atterrissions dans le Top 3 (du moins, on l’espère) et que nous puissions récupérer un joueur comme Cooper Flagg donc, Dylan Harper ou Ace Bailey. Des joueurs à fort potentiel capables de se muer parfaitement au projet de l’équipe et à la construction d’une base solide pour l’avenir. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour ne pas subir la malédiction nommée Detroit Pistons et se retrouver avec le pick 5 le 12 mai prochain à Chicago.
La saison est catastrophique, le jeu n’est pas beau à regarder, mais l’avenir sera radieux à Washington, voilà ce qu’il faut retenir. Laissez partir les brebis galeuses de notre vestiaire et concentrons-nous sur le développement de notre jeune vivier pour revoir la lumière des playoffs d’ici quelques années. Le parcours sera encore long, c’est sûr, mais ne perdons jamais l’espoir et la passion envers cette équipe si magnifique au demeurant.
Jules Gesnouin
Comments